Archives de ◊ février 2009 ◊

• 23 février 2009

Notre ambition est de proposer un jardin qui s’adresse potentiellement à l’ensemble de la population du quartier, et pas seulement au voisinage immédiat. Sa taille conséquente (par rapport à une square de proximité) et ses multiples possibilités d’usages (par rapport à un jardin de ville ordinaire) le destine à un public élargit.

Son aire d’influence est comprise entre le cours du Médoc, le cours Lucien Faure, les boulevards et les quais, ce qui représente un temps d’accès piéton au jardin d’environ 15 minutes depuis les points les plus éloignés. Ce territoire correspond approximativement à une population de 10000 habitants (sources INSEE).

Toutefois, nous pensons que le jardin, grâce à son concept singulier (originalité des aménagements, multiplicité des pratiques, programmations d’évènementiels culturels) sera connu bien au-delà des frontières du quartier et attirera ponctuellement une population issue d’un territoire plus vaste, d’échelle communale.

– Un pôle important dans le quartier

La création du jardin aura pour effet de modifier la géographie locale. Notre volonté est de faire du jardin un repère, un point central dans le quartier, une sorte de place de village.

– Des accès multiples

Le jardin doit fonctionner non seulement comme un lieu où l’on décide de se rendre mais aussi comme un lieu de passage dans les parcours quotidiens des gens, un nouvel itinéraire dans le quartier. Pour cela il doit être traversable et offrir plusieurs possibilités d’accès.

Actuellement il n’existe qu’un seul accès au terrain, depuis rue Dupaty. Il est donc fondamental de désenclaver le futur jardin et de l’ouvrir davantage sur le quartier. D’autres accès doivent êtres créés : un accès à la future rue transversale qui serait ouverte entre les rues Surson et Chantecrit dans le cadre d’un projet de construction de résidences et un accès direct depuis les quais en utilisant le passage existant (« chemin vert »).

L’ensemble de cette démarche est accompagnée par L’association Le bruit du Frigo (association composée d’architectes, urbanistes, plasticiens).

• 23 février 2009

– Viser au maximum l’autonomie énergétique du jardin en développant des sources d’énergie propres et renouvelables : éoliennes, panneaux solaires…

– Récupération des eaux de pluies et utilisation des éventuelles sources du terrain pour l’arrosage et l’alimentation des fontaines d’eau non potable.

– Bacs à compost (valorisation des matières résiduelles, engrais naturel).

– Eviter l’utilisation de pesticides chimiques.

Une réflexion est en cours en partenariat avec la ville de Bordeaux pour travailler sur le classement du jardin au  Label EVE (espace vert écologique)

• 23 février 2009

Le caractère de friche comme qualité

Actuellement, le terrain est en friche. C’est un vaste espace libre non aménagé.

Il serait souhaitable que le jardin conserve son caractère bucolique et champêtre pour la sensation de liberté et d’ailleurs qu’y s’en dégage, et qu’il conserve cet état de friche, où l’on se dit que les choses ne sont pas figées et que tout reste possible.

On pourrait imaginer une prairie plutôt qu’une pelouse, on pourrait garder les creux et les bosses du terrain, laisser l’herbe sauvage pousser à certains endroits…

Un mobilier créé spécialement pour le jardin

L’ensemble mobilier (bancs, tables, transats, abris, jeux d’enfants, sculptures, fontaine…) pourrait être imaginé et fabriqué par des artisans ou habitants du quartier, par des artistes invités ou par des jeunes dans le cadre d’ateliers pédagogiques. Chaque mobilier serait ainsi une œuvre unique.

• 23 février 2009

Pourquoi un jardin partagé ?

Le jardin que nous envisageons est différent d’un jardin de ville ordinaire, d’un parc ou d’un square de quartier.

Nous le qualifions de jardin partagé parce que son utilisation sera partagée entre ses différentes catégories d’usagers – les habitants (enfants, adolescents, familles, personnes âgées) et les acteurs du quartier (associations, écoles…) – et qu’il devra répondre à leurs attentes respectives.

C’est un espace pour tous et à usage multiple.

C’est un espace de croisement, de rencontre et d’échange.

C’est un espace vivant et en mouvement.

L’idée est qu’il puisse en partie être transformé au fil du temps et au gré des saisons, pour répondre à l’évolution des besoins et des envies des usagers (en particulier les associations et les écoles).

Quel type de jardin partagé ?

Notre projet de jardin partagé se décline en trois axes complémentaires :

1 – Un laboratoire de création et d’expérimentation

C’est la spécificité du projet, ce qui rendra le jardin atypique et singulier. Cet aspect concerne surtout les acteurs du quartier susceptibles d’investir le jardin pour y développer leurs projets en lien avec leurs publics (jeunes ou adultes).

Certains espaces du jardin devront être réservés à ces pratiques alternatives :

– Aménagement de petits jardins (potagers, jardins paysagers),

– Installations temporaires (par exemple une « plage de proximité » : piscine et petite dune de sable),

– Constructions éphémères (sculptures, cabanes, jeux…),

– Ateliers de création artistique, de manipulation et de bricolage,

– Zone d’expression libre (mur de graffitis)…

Pour les jeunes, le jardin deviendrait ainsi un espace pédagogique, un lieu d’apprentissage de la nature et de sensibilisation à l’environnement urbain.

L’idée d’un espace public extérieur comme laboratoire d’actions collectives, où des choses s’inventent et se testent n’est pas nouvelle. Elle correspond à une volonté affirmée par bon nombre d’acteurs du quartier et s’appuie sur des pratiques déjà menées et qui ont fait leurs preuves (tout particulièrement sur ce site). Le point d’orgue étant la journée publique du 5 juillet 2003 et l’inauguration du « jardin de ta soeur » (transformation temporaire de la friche en jardin et manifestations culturelles).

2 – Un espace évènementiel

Dans la continuité d’actions déjà menées sur ce terrain par les associations culturelles, le jardin devra permettre d’accueillir ponctuellement des manifestations publiques, culturelles et festives :

– représentation théâtrale,

– spectacle de cirque, de danse,

– projection cinéma en plein air,

– concerts, bals,

– terrain de jeux provisoire (jeux de piste, skate parc)…

Cela suppose de prévoir les aménagements et installations adéquats : espace libre pour installer un scène ou planter un chapiteau…, branchements électriques, dispositifs de sécurité…

3 – Un lieu quotidien de détente et de loisirs

Le jardin devra aussi fonctionner comme un jardin de proximité, à la fois calme, accueillant et confortable. Un endroit où l’on se rend volontiers en rentrant du travail pour se détendre. Un endroit où l’on décide de passer un après midi à bouquiner. Un endroit où l’on peut voir du monde et faire des rencontres. Un endroit où l’on amène ses enfants jouer après l’école…

Promenade, repos, course à pied, pique-nique, jeux, bronzette… Le jardin doit donner envie d’être pratiqué et offrir l’équipement et l’agrément nécessaire à son appropriation quotidienne : bancs, tables, transats, abris, jeux d’enfants, sculptures, plantations (arbres, arbres fruitiers, parterres fleuris), recoins, cheminements, sanitaires et point d’eau, fontaine, plan d’eau…

D’autres aménagements permanents, plus originaux, pourraient être imaginés :

– une agora (comme lieu de rencontres informelles et de spectacle),

– un kiosque couvert (comme les anciens kiosques à musique),

– des barbecues publics pour des pique-niques,

– des jeux pour les grands (un mur d’escalade, une roue de hamster géante, une tyrolienne, un tatami pour chahuter et se rouler par terre, pour les premiers pas…),

– un portique de bienvenue à l’entrée du jardin (comme dans les parcs d’attraction),

– des minis pistes de danse (avec possibilité de brancher des postes radio et écouter de la musique)…

• 23 février 2009

Depuis plusieurs années, certaines associations (le collectif Bordonor, le Centre Social Bordeaux Nord, Théâtre La boîte à jouer…) organisent des manifestations culturelles et festives sur le terrain en friche situé au 74 rue Dupaty. Le succès public de ces rendez-vous témoigne à la fois de l’attachement des gens vis-à-vis de cet espace et confirme leur l’intérêt pour des manifestations ponctuelles et d’ampleur sur ce site.

Ce terrain, appelé « friche Dupaty » où « jardin de ta sœur » (nom donné par les jeunes à ce terrain en 2003) constitue une opportunité foncière exceptionnelle dans le quartier, à même de répondre aux besoins des habitants et des acteurs locaux. Nous pensons que son potentiel spatial et paysager doit être mis au service d’un projet d’espace vert public, libre et ouvert à tous

• 23 février 2009

Quel rôle pour ce groupe de travail :

Ce groupe de travail a pour but d’accompagner la réalisation d’un jardin ouvert au public sur l’actuel site de la friche Dupaty, 74 rue Dupaty, 33300 Bordeaux.

Réfléchir et proposer des hypothèses dans le but de définir un projet de jardin et son cahier des charges.

Le groupe de travail assure un rôle de médiation et d’informations auprès des habitants du quartier aux moyens de :

De manifestations publiques sur terrain

D’une communication interne aux usagers de chaque structure

D’une documentation consultable par tous (support-papier et site Web) dans chaque structure.

De réunions et/ou atelier public pour collecter témoignages et/ou idées ou informer sur l’avancée du travail.

-D’implication d’autre groupes constitués et pouvant trouver un intérêt dans le projet (associations de locataires, associations de parents d’élèves…).

Un suivi du projet auprès de la ville de Bordeaux

Le collectif se positionne comme un partenaire de projet légitime et identifié vis-à-vis de la mairie, aussi bien avec les élus concernés que les différents services municipaux impliqués.

Il assure un rôle de :

– Proposer et défendre notre projet pour le jardin

– Suivre les évolutions et orientations politiques, techniques, règlementaires liées au projet (périmètre du terrain, tractations immobilières, projets urbains sur le secteur…).

Modalités de fonctionnement :

– Le collectif se réunit en moyenne une fois par mois.

– Un compte-rendu rédigé est envoyé à l’ensemble des membres à l’issue de chaque réunion. (par mail ou courrier).

– En début de réunion, une ou plusieurs personne (s) se propose (nt) pour prendre en charge la prise de note et la rédaction des comptes rendu.

Différents types de réunions :

Réunions internes au collectif

Temps de rencontres avec la population (réunions publiques, manifestations,réunions internes à chacun des membres du collectifs avec leurs usagers…

Réunions avec la mairie (avec les élus et/ou les techniciens)

Le projet de jardin proposé traduit les souhaits des membres du collectif, ainsi que ceux de jeunes du quartier