Un jardin partagé…

Le projet

Un constat : Le quartier a besoin d’un espace vert majeur

- Pour les habitants :

C’est un avis partagé par les habitants du quartier, il y a un manque d’espaces verts publics. Les conclusions du livre blanc de l’atelier d’urbanisme, les nombreux témoignages recueillis lors d’enquêtes menées par les associations du quartier font ressortir une forte demande de la part de la population pour de véritables espaces verts.

L’aménagement de lieux de détente et de promenade propices à la rencontre et à l’échange, d’aires de jeux pour les enfants contribuerait à améliorer sensiblement la convivialité et la qualité de vie du quartier.

- Pour les acteurs :

La demande des habitants rejoint celle de nombreux acteurs et associations du quartier qui ont besoin d’un espace extérieur capable d’accueillir leurs pratiques : cinéma en plein air, cirque, théâtre, concerts, repas, ateliers de création, déambulations…

Un lieu à fort potentiel : La friche “Dupaty”

Depuis plusieurs années, certaines associations (le collectif Bordonor, le Centre Social Bordeaux Nord…) organisent des manifestations culturelles et festives sur le terrain en friche situé au 74 rue Dupaty. Le succès public de ces rendez-vous témoigne à la fois de l’attachement des gens vis-à-vis de cet espace et confirme leur l’intérêt pour des manifestations ponctuelles et d’ampleur sur ce site.

Ce terrain, appelé “friche Dupaty” où “jardin de ta sÅ“ur” (nom donné par les jeunes à ce terrain) constitue une opportunité foncière exceptionnelle dans le quartier, à même de répondre à l’ensemble des besoins des habitants et des acteurs locaux. Nous pensons que son potentiel spatial et paysager doit être mis au service d’un projet d’espace vert public, libre et ouvert à tous. 

Pourquoi un jardin partagé ?

Le jardin que nous envisageons est différent d’un jardin de ville ordinaire, d’un parc ou d’un square de quartier.

Nous le qualifions de jardin partagé parce que son utilisation sera partagée entre ses différentes catégories d’usagers - les habitants (enfants, adolescents, familles, personnes âgées) et les acteurs du quartier (associations, écoles…) - et qu’il devra répondre à leurs attentes respectives.

C’est un espace pour tous et à usage multiple.

C’est un espace de croisement, de rencontre et d’échange.

C’est un espace vivant et en mouvement, l’idée est qu’il puisse en partie être transformé au fil du temps et au gré des saisons, pour répondre à l’évolution des besoins et des envies des usagers (en particuliers les associations et les écoles)

  Etat d’esprit des aménagements du jardin

- Le caractère de friche comme qualité

Actuellement, le terrain est en friche. C’est un vaste espace libre non aménagé.

Il serait souhaitable que le jardin conserve son caractère bucolique et champêtre pour la sensation de liberté et d’ailleurs qu’y s’en dégage, et qu’il conserve cet état de friche, où l’on se dit que les choses ne sont pas figées et que tout reste possible.

On pourrait imaginer une prairie plutôt qu’une pelouse, on pourrait garder les creux et les bosses du terrain, laisser l’herbe sauvage pousser à certains endroits…

- Un mobilier créé spécialement pour le jardin

L’ensemble mobilier (bancs, tables, transats, abris, jeux d’enfants, sculptures, fontaine…) pourrait être imaginé et fabriqué par des artisans ou habitants du quartier, par des artistes invités ou par des jeunes dans le cadre d’ateliers pédagogiques. Chaque mobilier serait ainsi une Å“uvre unique.

- Une gestion écologique du jardin

- Viser au maximum l’autonomie énergétique du jardin en développant des sources d’énergie propres et renouvelables : éoliennes, panneaux solaires…

- Récupération des eaux de pluies et utilisation des éventuelles sources du terrain pour l’arrosage et l’alimentation des fontaines d’eau non potable.

- Bacs à compost (valorisation des matières résiduelles, engrais naturel).

- Eviter l’utilisation de pesticides chimiques.

Relations du jardin avec le quartier

- Un jardin pour tout le quartier

Notre ambition est de proposer un jardin qui s’adresse potentiellement à l’ensemble de la population du quartier, et pas seulement au voisinage immédiat. Sa taille conséquente (par rapport à une square de proximité) et ses multiples possibilités d’usages (par rapport à un jardin de ville ordinaire) le destine à un public élargit.

Son aire d’influence est comprise entre le cours du Médoc, le cours Lucien Faure, les boulevards et les quais, ce qui représente un temps d’accès piéton au jardin d’environ 15 minutes depuis les points les plus éloignés. Ce territoire correspond approximativement à une population de 10000 habitants (sources INSEE).

Toutefois, nous pensons que le jardin, grâce à son concept singulier (originalité des aménagements, multiplicité des pratiques, programmations d’évènementiels culturels) sera connu bien au-delà des frontières du quartier et attirera ponctuellement une population issue d’un territoire plus vaste, d’échelle communale voire intercommunale.

 - Un pôle important dans le quartier

La création du jardin aura pour effet de modifier la géographie locale. Notre volonté est de faire du jardin un repère, un point central dans le quartier, une sorte de place de village.

- Des accès multiples

Le jardin doit fonctionner non seulement comme un lieu où l’on décide de se rendre mais aussi comme un lieu de passage dans les parcours quotidien des gens, un nouvel itinéraire dans le quartier. Pour cela il doit être traversable et offrir plusieurs possibilités d’accès.

Actuellement il n’existe qu’un seul accès au terrain, depuis rue Dupaty. Il est donc fondamental de désenclaver le futur jardin et de l’ouvrir davantage sur le quartier. D’autres accès doivent être créés : un accès à la future rue transversale qui serait ouverte entre les rues Surson et Chantecrit dans le cadre d’un projet de construction de résidences et un accès direct depuis les quais en utilisant le passage existant (”chemin vert”).

voici le plan de projet d’aménagement : plan-phase-ii.jpg

 

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